On dit de Maxime Chattam qu'il est l'auteur français de thrillers qui est le mieux à même de damer le pion aux auteurs anglo-saxons. Les arcanes du chaos, premier roman d'une série, m'incite à penser que c'est effectivement le cas. Il reprend avec brio toutes les caractéristiques du genre. 

Cela commence comme un roman esotérique, genre que je n'apprécie pas, mais heureusement ce roman n'est pas que ça. Pour commencer, la quatrième de couverture :

Célibataire parisienne sans histoire, Yael est loin de se douter qu'il existe des secrets qui mettent en danger ceux qui les découvrent. Le jour où des ombres apparaissent dans ses miroirs pour lui parler codes secrets et sectes millénaires, elle se croit folle ou possédée.
Projetée dans un jeu de piste infernal, pourchassée par des tueurs, Yael se retrouve au cœur d'une lutte ancestrale. Et si l'Histoire n'était que manipulation ?

Maxime-Chattam-Les-arcanes-du-chaos

 Le roman narre les péripéties de la quête de Yael aidée par Thomas à la recherche d'un secret qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page. Au passage vous croiserez, les Illuminati, les théories conspirationnistes, les assassinats de Kennedy et Lincoln et j'en passe. Dit comme ça, cela peut paraître catalogue de tous les ingrédients pouvant être utilisés dans un thriller moderne, mais tout est dans la manière de les accommoder. J'ai écrit sur mon blog il ya quelque temps la même chose à propos de la BD culte XIII, rien d'original dans les thèmes abordés, mais au final le suspense vous emporte et vous fait oublier le reste.

En contrepoint des aventures de Yael, le blog de Kamel Nasir, place le récit en perspective. Cela donne une dimension supplémentaire au roman. Au passage vous découvrirez des tas de choses sur la manipulation des masses et la surveillance dont nous sommes l'objet. Parisiens, après avoir lu ce roman vous ne regarderez plus votre passe Navigo du même oeil. J'ai aimé la fin qui constitue vraiment le point d'orgue du roman, un événement qui en quelques secondes résume l'intrigue tout en ouvrant des perspectives inquiétantes.