La recluse est une araignée très discrète qui vit, comme son nom l'indique, recluse dans des trous à l'abri des hommes. De ce fait son venin ne risque guère 

Recluse

de faire de victimes humaines. C'est pour cela qu'Adamsberg s'inquiète lorsqu'une série de morts attribuées au venin de cette petite bête se produit dans le sud de la France.

Mais revenons au début du roman, où nous retrouvons le commissaire en Islande là où nous l'avions laissé à la fin de "Temps glaciaires, le précédent opus de Fred Vargas. Lui si réfractaire aux langues étrangères a appris quelques mots d'islandais qui lui permettent de communiquer avec les pêcheurs. Mais cette escapade dans les brouillards nordiques, qui va si bien au commissaire, toujours perdus dans les brumes de son esprit, sera de courte durée. La brigade criminelle le réclame. Il est le seul capable de résoudre une énigme sur laquelle ses collègues butent.

Morceau de bravoure pour Vargas, Adamsberg va résoudre une énigme en suivant des méthodes dignes de Sherlock Holmes. Cet apéritif, sous forme de nouvelle incluse dans le roman, ouvre l'appétit avant le plat de résistance que va constituer l'enquête sur les victimes de la recluse.

Lire un Vargas c'est retrouver une bande de vieux copains dans ce commissariat improbable où une photocopieuse est hors d'usage parcequ'elle sert de panier à un chat et un policier narcoleptique pique régulièrement des roupillons. Cette fois ci la cohésion de l'équipe est en danger, Danglard, le fidèle commandant au savoir encyclopédique, mène une fronde dont je vous laisse découvrir les raisons et conséquences. 

Comme d'habitude, autour d'eux gravitent tous les personnages qui nous sont familiers, Veyrinc et ses cheveux parsemés de mèches rousses, l'inébranlable Violette et tous les autres dont l'énumération serait fastidieuse. 

Bien sûr, je trouve la solution de l'énigme tirée par les cheveux, mais qu'importe, Quand sort la recluse vous fera retrouver le plaisir qu'engendrent les romans de Fred Vargas avec ses personnages qui ne ressemblent à ceux d'aucun autre auteur de polars et cette façon de dérouler des intrigues qui frôlent les surnaturel tout en restant terre à terre. Comme son héros Adamsberg, les pieds sur terre et la tête dans les nuages.